peinture
San Marco vu de la Piazzetta
Jules Schmalzigaug
À propos de cette œuvre
Détails de l'objet
- TitreSan Marco vu de la Piazzetta
- Date1913
- Supporthuile sur toile
- Dimensions52,5 × 63,5 cm
- Numéro d'inventaire2101bis
En savoir plus sur cette œuvre
Schmalzigaug arrive fin avril 1912 à Venise, la ville qui a conquis son cœur. Quelques mois plus tard, il écrit à ses parents qu’il passe toujours devant Saint-Marc : " Sans comprendre la façon de laquelle je mettrais cette église en toile – je ne la voyais que telle que toutes les cartes postales la montrent. Or, soudain, hier, en l’observant, je la vis ‘tout peinte’ – c.à.d. telle que je voudrais la voir en tableau.". C’est le début d’un long voyage d’exploration artistique.
Des comparaisons entre Saint Marco vue de la Piazetta et des toiles antérieures de quelques mois à peine témoignent d’un passage soudain d’une palette pâteuse et sombre à des couleurs claires et fraîches. La peinture n’est plus si grenue tandis que les pigments blancs éclairent les couleurs de l’intérieur. Ce tableau probablement peint au printemps 1913 correspond à la description que fait Schmalzigaug d’une série d’œuvres comme ‘de belles visions de couleurs avec une étonnante intensité lumineuse’. Le contraste entre les ombres violettes des faces latérales et des terrasses et une façade baignant dans la lumière se traduit en effet par une extraordinaire luminosité et témoigne que Schmalzigaug explore toutes les possibilités de la palette. Les teintes claires de rouge, bleu, orange et or servent à rendre les silhouettes des passants et des clients des terrasses, mais aussi à traduire ‘l’esprit polychrome’ de la façade éclatante de couleurs, au point même qu’elle semble en feu.
Cette évolution picturale est principalement causée par une visite du peintre à l’atelier du peintre campinois Jakob Smits à Noël 1912. Schmalzigaug y découvre la ‘patte’ du peintre comme les couches épaisses et l’intense luminosité que Smits obtient par des contrastes de blanc pur et de noir et l’usage d’un rouge chaud. L’atelier expérimental de Smits est une autre révélation de Schmalzigaug. Smits utilise en effet des volets pour diriger la lumière naturelle vers un miroir ou un grand drap blanc pour obtenir une lumière indirecte sur sa toile. Schmalzigaug réaménage son atelier selon les recommandations de Smits dès son retour à Venise en janvier 1913.
Droit d'auteur et législation
Cette image peut être téléchargée gratuitement. Pour un usage professionnel ou de plus amples informations, veuillez remplir le formulaire de contact. Plus d'informations ici.
Download
TIF
