Trouvaille exceptionnelle : Le Kringwinkel d’Anvers fait don d’une eau-forte d’Ensor au KMSKA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 14 janvier 2025
Une découverte surprenante au Kringwinkel d’Anvers : parmi les biens donnés, une eau-forte authentique de James Ensor a été retrouvée. L’œuvre, Le meuble hanté, reçoit désormais une destination définitive au Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA). Ce don constitue non seulement une première pour le Kringwinkel d’Anvers, mais représente également un enrichissement précieux de la collection Ensor du KMSKA.

Des points de don au service de débarras à domicile : par différents canaux, des objets arrivent au Kringwinkel d’Anvers. Tout est rassemblé et trié dans un entrepôt central. C’est là que Charlotte Pleysier, collaboratrice au Kringwinkel d’Anvers, a initialement remarqué l’eau-forte. « Elle soupçonnait elle-même qu’il s’agissait d’un Ensor original et me l’a apportée pour un second avis », raconte Davy, responsable du site de ventes aux enchères en ligne Uwkringding. « Comme je partageais son intuition, nous avons immédiatement fait appel à un expert. »

L’authenticité de l’œuvre a été confirmée par Bernaerts Auctioneers ainsi que par les experts Ensor du KMSKA, qui, grâce à sa vaste collection et à l’Ensor Research Project, constitue le centre de référence par excellence consacré à l’artiste.

L’eau-forte Le meuble hanté est une estampe bien connue de James Ensor. L’œuvre représente un jeune homme devant une armoire ancienne, d’où surgit un squelette. Le thème s’inspire du salon de la famille Rousseau à Bruxelles, qui possédait un squelette nommé Aglaë et s’en servait pour faire des plaisanteries macabres.

« Cette eau-forte est typique d’Ensor. Non seulement il utilise un type de papier reconnaissable, mais il avait aussi l’habitude de signer et de dater ses eaux-fortes au crayon par la suite », explique Herwig Todts, expert Ensor au KMSKA. « Le titre Le meuble hanté revient d’ailleurs à plusieurs reprises dans l’œuvre de l’artiste : il existe ainsi un tableau détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, un dessin actuellement visible dans notre exposition Les rêves les plus audacieux d’Ensor. Au-delà de l’impressionnisme, ainsi que l’eau-forte. Il existe plusieurs tirages identiques de cette estampe, que l’on retrouve notamment dans les collections de Mu.ZEE, du MSK Gent, de la KBR et désormais aussi au KMSKA. »

« Une œuvre unique comme cette eau-forte mérite une place particulière », déclare Lander, directeur Marketing et Sales chez Kringwinkel. « Le KMSKA, avec sa célèbre collection Ensor, est la destination idéale. Par ce don, nous souhaitons non seulement contribuer à la riche collection du musée, mais aussi souligner comment la réutilisation peut révéler des trésors insoupçonnés. »

« Nous sommes extrêmement reconnaissants pour ce don exceptionnel du Kringwinkel d’Anvers. Il est tout à fait remarquable qu’une eau-forte précieuse de James Ensor soit découverte de cette manière et confiée à un musée. Cette estampe trouve un foyer idéal au sein de la collection Ensor du KMSKA, où elle pourra non seulement être conservée en toute sécurité, mais surtout être partagée avec un large public », déclare Caroline Gennez, ministre flamande du Bien-être et de la Lutte contre la pauvreté, de la Culture et de l’Égalité des chances.

Le KMSKA exposera temporairement l’eau-forte dans l’exposition Ensor, rêves fantasques. Au-delà de l’impressionnisme. Par la suite, l’œuvre fragile sera soigneusement conservée. Grâce à son expertise et à ses moyens spécialisés, le musée constitue l’endroit idéal pour préserver ce type d’œuvres sensibles à la lumière sur papier. L’estampe sera montrée à des moments soigneusement choisis.

Le Kringwinkel allie protection de l’environnement et insertion sociale : les objets trouvent une seconde vie et les personnes éloignées du marché du travail bénéficient d’une opportunité. Grâce aux magasins et au site de ventes aux enchères Uwkringding, les dons sont valorisés au maximum, réduisant les déchets tout en créant des emplois. En Flandre, les Kringwinkels emploient plus de 6 000 personnes, dont 470 rien qu’à Anvers. L’an dernier, leurs efforts ont permis à Anvers de réutiliser près de 3,7 millions de kilos de matériel. Bien que des découvertes uniques comme l’eau-forte d’Ensor restent exceptionnelles, il arrive parfois que des pièces particulières soient identifiées lors du tri. Pour repérer les objets de valeur, le personnel bénéficie d’une formation ciblée et dispose d’outils numériques tels que bases de données et applications.

Rubens

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