Le KMSKA rend un hommage intime à Bert De Leeuw

À partir du 11 juin, les visiteurs pourront découvrir l’exposition Bert De Leeuw. Ce qui apparaît disparaît au Cabinet des arts graphiques du Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA). À l’occasion du centenaire de la naissance de l’artiste anversois, le musée met en lumière son parcours singulier au sein de l’art belge de l’après-guerre. L'occasion de découvrir une œuvre intrigante ainsi qu'un processus de réflexion où se rencontrent la matière, les nombres et les questions existentielles.

Avec cette exposition de caractère, le KMSKA met non seulement en lumière le langage visuel unique de Bert De Leeuw, mais permet aussi aux visiteurs de découvrir son esprit créatif, grâce au commissariat singulier de son fils, Hendrik De Leeuw. Dans l’œuvre de De Leeuw, formes géométriques et organiques fusionnent pour donner naissance à des créations épurées, empreintes d’une force presque méditative. Un talent qui n'est jamais passé inaperçu : de son vivant, l’artiste a exposé à l’international et a côtoyé des figures majeures telles que Francis Bacon et Lucio Fontana.

Avec cette exposition, le KMSKA remet résolument à l’honneur cet artiste anversois singulier. Grâce à une approche particulièrement personnelle, ce projet rétrospectif rapproche plus que jamais le public de l’œuvre de De Leeuw.
Luk Lemmens, président du KMSKA vzw.

Un artiste de la matière dans l’âme 

Ayant grandi dans le quartier du Zuid à Anvers, Bert De Leeuw a développé très tôt une fascination pour la matière et la lumière. Dès la fin des années 1950, il réalise ses emblématiques peintures matiéristes, dans lesquelles il mêle la peinture au sable, aux cendres de charbon et au bitume. Les incisions qui parcourent ces reliefs ne relèvent pas de la simple abstraction : elles renvoient à l’être humain et aux traces que la vie laisse derrière elle. Ces questionnements existentiels constituent le fil rouge de son œuvre comme de cette exposition.

Je suis là. Je disparais. Mon vide demeure.
Bert De Leeuw

L’exposition montre comment son exploration de la matière et des textures a rapidement évolué vers la sculpture en bronze. Avec l’avènement de l’informatique dans les années 1970, il développe en outre une fascination pour les chiffres, les séries et les combinaisons. Non pas comme un système rationnel, mais comme une manière de donner sens aux incertitudes de l’existence. Il en résulte des modules sculpturaux aux innombrables possibilités de combinaison. 

Outre des sculptures et des peintures, l'exposition Bert De Leeuw. Ce qui apparaît disparaît réunit également des esquisses préparatoires, des dessins à la craie, des modèles en terre cuite, des collages à la feuille d’or et des dessins sur papier calque.

Une scénographie intime 

Dans les salles intimistes du Cabinet des arts graphiques, les visiteurs sont invités à s’immerger dans une atmosphère feutrée et apaisante. Fruit d’une étroite collaboration avec son fils, Hendrik De Leeuw, l’exposition constitue à la fois une vaste présentation muséale et une rencontre personnelle avec l’univers de Bert De Leeuw.

Cette scénographie fait écho à la philosophie de vie de Bert De Leeuw. Son œuvre explore le sens insaisissable de l’existence, une quête à laquelle il a répondu en jouant, à sa manière, avec la peinture, la sculpture, la scénographie et des réflexions architecturales.
Hendrik De Leeuw, commissaire invité de l’exposition 'Bert De Leeuw. Ce qui apparaît disparaît'
Rubens

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