Artiste

Bernard Dewulf

Le poète, éditorialiste, essayiste et dramaturge Bernard Dewulf a déjà à son actif plusieurs recueils d’essais sur la peinture. Pour lui, l’art fait partie intégrante de son existence. Bernard Dewulf a été poète de la ville d’Anvers en 2012 et 2013.

 

  • Poète, éditorialiste, essayiste et dramaturge
  • Poète de la ville d’Anvers en 2012 et 2013
  • A travaillé plusieurs années pour le NTGent
  • La nuit, se chante de petites chansons dans sa tête

 

 

Café et art

« Un écrivain néerlandais que j’aime beaucoup, K. Schippers, a un jour déclaré : ’Il faut pouvoir écrire sur l’art comme on écrirait à propos d’une tasse de café.’ Et j’en suis totalement convaincu ! Tout comme je suis convaincu du contraire : on doit pouvoir écrire sur une tasse de café comme on le fait sur l’art. En d’autres termes : à mes yeux, l’art est aussi quotidien que le langage. Et le langage, à son tour, est un petit miracle du quotidien. Concilier l’un et l’autre – c’est à cela que je travaille ».

Temps forts de créativité

« Dans ce contexte, je dirais sans doute mon livre Toewijdingen (2014), qui est un recueil de la plupart de mes réflexions, récits de voyages et autres à propos de l’art et de la vie. Je pense également à quelques textes écrits pour le théâtre, comme Een lolita (2012) et Carrousel (2017). »

Le KMSKA, source d’inspiration

« Si je ne dois choisir qu’une seule œuvre, c’est Naakt, un tableau de 1885 peint par George Breitner. C’est mon œuvre préférée dans ce musée. On y voit une femme nue allongée, le corps très lumineux, même si tout ce qu’il y a autour semble très sombre. C’est le soir, ou même la nuit. On dirait presque que le corps lui-même est la source de lumière. C’est un des éléments qui rend ce tableau si exceptionnel. »

Une drôle d’habitude

« La nuit, je me chante des chansons. Pour échapper à l’angoisse. Dans ma tête, bien entendu. Le répertoire en très large et va de la petite comptine ’Klein, klein kleutertje’ à ’Dancing in the Dark’ de Bruce Springsteen, en passant par des cantiques religieux. »

La rencontre de rêve

« Jacques Brel. On se donne rendez-vous sur une terrasse bruxelloise et nous faisons comme si nous étions amis depuis toujours – et nous le sommes, sauf qu’il ne le sait pas, étant donné qu’à intervalles réguliers, j’écoute ses chansons, comme s’il était mon âme sœur, parce que j’en ai besoin pour traverser le quotidien... et bien entendu, lui ne m’écoute pas. »

Future collaboration

« Avec qui j’aimerais travailler un jour ? Avec tous ceux qui croient dans la relation – et dans la poésie – entre l’art et une tasse de café. »