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BST x KMSKA : chaque fin est un nouveau commencement

« Chez nous, quelque chose entre comme déchet et repart comme matière première », explique Caroline Craenhals, CEO de Belgian Scrap Terminal (BST). « Le métal a un cycle de vie infini. Nous veillons à ce que les matériaux redeviennent des flux de matières pures et puissent ainsi entamer une seconde vie. »

Le recyclage coule dans les veines de Caroline. En tant que quatrième génération, elle dirige une entreprise familiale solidement ancrée en Flandre, tout en jouant un rôle sur la scène internationale. « Chaque génération de ma famille a fait la même chose, toujours d’une manière adaptée à son époque. Là où mon grand-père considérait surtout le métal de façon fonctionnelle, nous poursuivons aujourd’hui avec un accent mis sur la technologie et l’innovation. En art, on observe la même chose : différentes générations d’artistes proposent à chaque fois une nouvelle interprétation. Les chefs-d’œuvre d’hier restent aujourd’hui encore pleinement pertinents. »

L’ancien et le nouveau en dialogue

BST prolonge cette année son partenariat avec le KMSKA pour trois années supplémentaires. Le déclic est évident : « Nous transformons une fin en un nouveau départ. Le KMSKA regarde une collection pluriséculaire avec un regard contemporain et crée des liens avec l’art d’aujourd’hui. Dans le bâtiment lui-même aussi – le jeu entre l’ancien et le nouveau – je reconnais ce que nous faisons chaque jour dans le recyclage. Nous relions le passé et l’avenir. »

Le choix d’un partenariat culturel n’est pas évident pour un secteur industriel dur comme celui du recyclage, mais c’est précisément ce qui en fait la valeur. « L’art apporte de la douceur dans un environnement souvent perçu comme rude. Il nous permet de raconter notre histoire autrement et de la rendre plus accessible. Et en même temps, nous apprenons de la manière dont le musée rassemble les gens de façon créative. Au Club Fouquet, on rencontre des entrepreneurs issus de secteurs totalement différents. Lorsque l’on se tient ensemble devant une œuvre d’art, on échange différemment que lors d’un événement de networking classique. Cela inspire et élargit le regard. »

Le baptême du Christ

Le baptême du Christ - Peter Paul Rubens

Art et métal : une attraction éternelle

Caroline le sait d’expérience : l’art et le métal se retrouvent souvent. « Nos résidus attirent les artistes. À partir d’anciennes plaques de l’Atomium arrivées ici pour être recyclées, l’artiste Alessandro Tardiolo a créé un Gyratom, une interprétation de l’hélicoptère Gyronef du professeur Barabas dans Suske en Wiske. Le Gyratom trônait au sommet du pavillon belge lors de l’Expo 2020 à Dubaï. »

Lorsque l’on arrive sur le site de BST dans le port d’Anvers, on est accueilli par une œuvre de Pierre Culot. « Mon père demandait parfois aux artistes venus chercher du matériau de réaliser une œuvre en échange, et aujourd’hui c’est une véritable valeur ajoutée. Des écoles techniques et artistiques de la région travaillent avec nos matériaux et expérimentent régulièrement des techniques de peinture sur de vieilles carcasses de voitures. Les photographes aussi ne s’en lassent pas. Le métal exerce une attraction irrésistible. On y trouve toujours un nouvel angle d’approche. Il inspire, stimule et surprend. »

Voir la beauté dans chaque œuvre

BST ne célèbre pas de jubilé cette année, contrairement à 2022, lorsque le partenariat est né à l’occasion de son 100ᵉ anniversaire. Mais la collaboration avec le musée reste portée par un enthousiasme intact. « Nous considérons ce partenariat comme un engagement sociétal, mais aussi comme une opportunité supplémentaire pour nos collaborateurs, nos clients et nos partenaires internationaux. J’aime les emmener au musée ou à un événement. C’est agréable de les surprendre avec des parallèles inattendus entre l’art et le secteur du recyclage. Cela fait naître des échanges et des idées nouvelles. J’espère pouvoir dire dans trois ans que cette collaboration apporte toujours autant de valeur qu’aujourd’hui. »

À la question de savoir si elle considère toujours Le Baptême du Christ de Rubens comme son œuvre préférée de la collection, comme il y a trois ans, Caroline répond avec fraîcheur : « La dernière fois, j’avais choisi ce chef-d’œuvre impressionnant au moment où il a été accroché comme toute première œuvre dans le musée après la longue rénovation. Aujourd’hui, je remarque que je regarde la collection avec un esprit plus ouvert et que je ne souhaite plus choisir de favori. Chaque œuvre – grande ou petite – raconte une histoire fascinante. Et là aussi, il y a un parallèle avec notre métier : chaque matériau a un passé, et nous lui donnons une nouvelle destination. »

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