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Lantis construit à Anvers, avec le KMSKA comme partenaire culturel

Lantis, l’entreprise publique pour les projets de mobilité d’intérêt régional dans la région d’Anvers, voit de nombreuses similitudes entre elle-même et le KMSKA. Une alliance était donc une évidence, racontent le CEO Luc Hellemans et le directeur de l’Environnement Bart Van Camp.
Pourquoi estimez-vous important de nouer ce type de partenariats?

Luc Hellemans : « Notre actionnaire, c’est la société. Nous faisons tout dans le but d’améliorer la qualité de vie des Anversois, des Flamands et des Belges, avec eux. Cela n’est possible qu’en créant des alliances. C’est ainsi que les meilleures idées nous parviennent et que nous pouvons constamment nous améliorer. »

Bart Van Camp : « Nous voulons nous ancrer dans l’esprit des Anversois et connecter avec tous les visiteurs de la ville. On y parvient en créant de nouveaux liens sociaux, qui amènent les gens à vous percevoir différemment, et en montrant que l’on est plus qu’un simple projet de construction. Mais aussi en concluant des partenariats qui placent les défis auxquels nous faisons face dans une perspective plus large. Il s’agit toujours de construire ensemble une meilleure ville. Grâce à une meilleure mobilité, mais aussi en plaçant l’art et la culture au cœur de cette ville. »

Pourquoi avez-vous choisi le KMSKA?

Bart Van Camp : « Le projet Oosterweel est fortement lié à la psyché anversoise et, par conséquent, nous devons nous associer à certains des icônes de la ville. Le KMSKA a contribué à écrire l’histoire d’Anvers, on peut raconter l’histoire de la ville à travers le musée. Il s’appuie sur une riche tradition, tout en regardant vers l’avenir. Cela nous parle : nous voulons aussi façonner cet avenir dans la ville. Une évidence, donc. »

Luc Hellemans : « Je vois beaucoup de parallèles. Le musée a transformé quelque chose d’ancien en quelque chose de nouveau. Nous, nous rénovons une structure des années 60, sur un ancien ceinturon de fortifications. Le musée est un accélérateur de nouvelles tendances et un point d’ancrage. Il vise les étoiles pour finalement atterrir sur la lune. Il y a eu des doutes en cours de route, tout comme dans notre projet. Mais grâce à une vision et une ambition soutenues, le rêve a été réalisé. Cette mentalité de cathédrale est peut-être très peu flamande, mais elle donne beaucoup d’espoir pour l’avenir. »

Quelle est votre œuvre préférée dans la collection?

Luc Hellemans : « La ‘Madone entourée de séraphins et de chérubins’ de Jean Fouquet. La première fois que j’ai vu ses œuvres, j’ai pensé qu’elles avaient été peintes au XIXᵉ ou XXᵉ siècle, et non au milieu du XVe siècle. Son modernisme et sa remise audacieuse des idéaux de beauté de son époque me semblent particulièrement fascinants et intrigants. »

Bart Van Camp : « Le Salon avec sa structure en cabinets, son goût pour l’orientalisme et ses magnifiques œuvres me séduisent beaucoup. Mais pour moi, c’est l’ensemble du bâtiment et de sa mise en scène qui compte. Cela me rappelle ma dernière visite avec mon père lors de l’année de fermeture en 2006. Il était en phase terminale et en fauteuil roulant, et le bâtiment n’était pas prévu pour cela. Lorsque j’y suis récemment revenu pour la première fois, j’ai été époustouflé : la rénovation, la combinaison de l’ancien et du nouveau, la mise en scène et le bâtiment avec toutes les œuvres d’art à l’intérieur : wow ! Pour moi, le musée est donc lui-même une œuvre d’art. Il se lit comme un livre et raconte l’histoire de l’humanité, du point de vue anversois, pour ainsi dire (rires). »

Qu'attendez vous le plus en tant qu'entreprise de ce partenariat?

Bart Van Camp : « J’espère qu’au sein du KMSKA, nous pourrons franchir des barrières. Et dialoguer avec nos parties prenantes et des partenaires non évidents sur les rêves que nous avons et que nous voulons réaliser. La replantation offre parfois des perspectives surprenantes. Rubens était peintre, mais aussi homme d’affaires et diplomate. Espérons que son art et son esprit nous inciteront à regarder par-dessus les murs et à trouver ensemble des réponses. »

Luc Hellemans : « Nous espérons être inspirés par l’environnement et par les personnes qui travaillent au musée. Et des rêves ? Nous organisons de nombreux moments d’information et construisons des infrastructures qui ne sont pas toujours utilisées. Pourquoi ne pas organiser ensemble une expo dans un park & ride ? Ou pourquoi le musée ne pourrait-il pas être présent lors d’une réunion d’information pendant les Journées du Ring avec de l’art et quelques Artists in Residence ? Lors d’une Journée Chantier Ouvert, nous voyons 9 000 personnes en une seule journée. Et dans le dépôt du KMSKA, il y a encore 2 500 œuvres. Je ne fais que lancer des idées, hein (rires). »

Bart Van Camp : « J’aimerais aussi beaucoup que l’œuvre du KMSKA représentant l’emblématique église Oosterweel du XVIᵉ siècle retrouve sa place dans cette église. Bientôt, ce seul témoin du village polder disparu d’Oosterweel deviendra notre centre de rencontre et le cadre où nos experts donneront parfois des présentations. Avouez-le : ce serait tout de même magnifique, non ? »

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Rubens

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